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Vers une typologie des réseaux sociaux d’entreprise ?

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Les études de marché se succèdent et confirment systématiquement la bonne santé, voire même l’excellente forme du secteur des réseaux sociaux d’entreprise. La dernière en date a été publiée ce 4 avril 2012 par le cabinet de conseil Pierre Audouin Consultants (PAC). La conclusion du dossier, dédié aux « RSE, Portails et Outils collaboratifs », est sans appel puisqu’elle table sur une croissance annuelle du marché de l’ordre de 10% jusqu’en 2015 ! C’est dire si le réseau social d’entreprise semble indifférent à la crise économique environnante : les outils du Web 2.0 s’imposent bien comme une véritable mutation sociétale sur le long terme.

Toutefois l’étude du cabinet PAC va au-delà de ce simple constat encourageant, et propose une intéressante répartition du secteur en quatre sous-catégories, qui pourraient annoncer une typologie durable des solutions RSE.

1) La catégorie des éditeurs « pure players », que l’on pourrait qualifier de « pure souche » en langue française, regroupe toutes les solutions natives exclusivement dédiées à un environnement d’entreprise. Bien qu’appartenant à la famille la plus ancienne, les logiciels RSE de pure souche pourraient à terme subir une perte de vitesse au profit d’autres solutions plus ouvertes. L’éditeur pure player le plus emblématique, à ce jour, est Jive.

2) A l’exact opposé des pure players se situe la catégorie des opportunistes. L’étude de PAC définit les éditeurs opportunistes comme ceux cherchant à profiter de l’engouement pour le RSE en adaptant des solutions pré-existantes qui n’étaient pas conçues, à l’origine, pour ce type d’environnement professionnel. Les solutions opportunistes, comme x-Wiki, ont souvent pour principal atout un environnement plus ouvert, mais peuvent ne pas disposer de toutes les fonctionnalités des applications natives.

3) On peut distinguer des opportunistes les éditeurs généralistes, comme Microsoft, qui proposaient déjà des solutions informatiques professionnelles complètes et y ont ajouté des fonctionnalités propres aux réseaux sociaux. Les éditeurs généralistes offrent la possibilité pour l’entreprise cliente de réaliser des économies d’échelle en n’ayant pas recours à un logiciel RSE distinct, du moins si ses besoins en la matière sont basiques.

4) La dernière catégorie serait constituée par les « acteurs métiers », qui sont en réalité des éditeurs de logiciels spécialisés dans telle ou telle sphère professionnelle, et qui ont suivi le vent en ajoutant des fonctionnalités RSE au gré des mises à jour. Le secteur de la force de vente a ainsi vu émerger Salesforce, mais d’autres exemples fourmillent pour peu que l’on s’intéresse à l’évolution actuelle d’un certain nombre de progiciels dédiés aux entreprises.