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Tenants et aboutissants de l’e-réputation en entreprise

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Le récent salon 2012 dédié aux Solutions Intranet et Collaboratif à la Porte de Versailles, dont la tenue avait déjà été annoncée dans un précédent article, a bien sûr constitué une opportunité de rencontres et d’échanges entre clients et éditeurs de produits RSE. L’événement, toutefois, a aussi été le cadre de plusieurs discussions théoriques très intéressantes sur la nature et le devenir de ce concept encore balbutiant qu’est le réseau social d’entreprise. L’un des colloques organisés en marge du salon a notamment pris le temps de s’attarder sur l’émergence d’un véritable sens de l’e-réputation au sein même de l’entreprise.

On avait coutume, jusqu’à présent, de lier la notion d’e-réputation aux réseaux sociaux traditionnels comme Facebook ou Twitter, et donc à la vie privée de chaque individu : un internaute, qu’il soit poussé par un intérêt personnel bien compris (source de revenu potentiel, prestige social) ou tout simplement par une satisfaction narcissique, veille à donner sur la toile une image de lui-même qu’il surveille ou corrige soigneusement. Cette volonté de se démarquer ou de se distinguer favorablement trouve son pendant naturel sur un réseau social d’entreprise, qui se caractérise justement par une émulation interne, voire une saine concurrence entre collaborateurs.

Les entrepreneurs présents, toutefois, ont pu unanimement constater que l’esprit du RSE était très diversement apprécié par les membres du personnel, en fonction de la personnalité de chacun. Dans les entreprises grandes ou moyennes, une part importante des collaborateurs tend à s’approprier rapidement l’outil et à s’épanouir sur leur poste de travail : outre un renseignement complet du profil, l’employé se prend au jeu de l’e-réputation en tentant d’aller au devant des besoins de l’organisation, par la publication d’idées ou d’articles inédits. Cette prise d’initiative est alimentée par la part de narcissisme qui habite tout individu, et qui l’encourage à faire valoir son potentiel auprès de ses pairs : tant l’entreprise que le collaborateur y trouvent leur compte.

Sans une politique de communication menée de façon cohérente par la direction de l’entreprise, une autre partie du personnel continuera toutefois à rester imperméable à leur e-réputation, et à considérer le RSE comme une contrainte venant s’ajouter aux autres. Le risque consiste alors à ce que les personnels les moins motivés se contentent de remplir un profil avec le moins d’informations possibles : il a pu être constaté par exemple avec régularité une proportion résiduelle de 5 à 10% de salariés refusant de publier leur photo. Ces résistances pourraient finalement s’estomper avec l’évolution des mentalités, en particulier si les dirigeants d’entreprise ont l’intelligence de ne forcer personne et de laisser agir les ressorts de la nature humaine.