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Le RSE a aussi ses détracteurs

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Est-ce le signe d’un marché qui arrive à sa pleine maturité, et d’une meilleure connaissance des mécanismes du RSE de la part du public ? Toujours est-il qu’on peut entendre aujourd’hui certaines voix s’élever contre le principe même du réseau social d’entreprise, ou du moins contre le discours commercial et universellement positif trop souvent adopté par les éditeurs de solutions et la hiérarchie des entreprises clientes. Une interview récemment accordée au magazine L’Entreprise par Jean-Luc Bouillon, occupant un poste de maître de conférences en sciences de l’information et de la communication, se veut très critique sur l’intérêt de l’outil, notamment du point de vue des salariés.

Une prise de position que d’aucuns pourront estimer justifiée ou au contraire excessive, et qui aura du moins le mérite de poser les bonnes questions afin de perfectionner le fonctionnement des RSE. Il incombe au chef d’entreprise de prendre à bras-le-corps certaines de ces critiques pour accompagner au mieux le déploiement du réseau dans son établissement.

RSE et convivialité

Plusieurs entreprises ont pu choisir d’installer un réseau interne non seulement pour améliorer la productivité des employés, mais aussi afin de retisser un véritable lien social entre les salariés et améliorer la communication avec l’équipe d’encadrement. Le manager devra se souvenir que le réseau social, toutefois, ne constitue nullement un remède miracle pour rétablir magiquement une ambiance saine de travail dans des entreprises au climat très dégradé, marquées par exemple par de difficiles restructurations récentes ou des mouvements sociaux durs.

RSE et contrôle des salariés

Cette critique, qui compte parmi les plus récurrentes, doit être discutée ouvertement par la direction de l’entreprise afin de la dédiaboliser autant que possible. Il est vrai que le RSE, en tant qu’accélérateur d’information, présente le plus grand intérêt pour les cadres de l’entreprise qui peuvent suivre facilement l’activité de chacun. La contrepartie logique sera que l’activité de chacun, justement, sera beaucoup mieux connue et mise en valeur, si du moins l’employé souhaite en faire part sur le réseau.

Innovation réelle ou vieil ami ?

Certaines des problématiques propres au RSE, telles que la mise en relation des salariés et le meilleur partage des informations, sont effectivement loin d’être nouvelles et sont abordées par divers outils et logiciels depuis les années 1980 et les fameux débuts du management participatif. Les chefs de projet pourront toutefois faire valoir auprès des plus sceptiques ou désabusés que le concept du RSE tire justement profit des expériences accumulées et de la meilleure connaissance des besoins de la vie en entreprise, le tout avec la puissance et la rapidité du numérique.