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La théorie de l’intelligence collective appliquée au Réseau Social d’Entreprise

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Si certaines entreprises considèrent effectivement leur nouveau réseau social comme un petit outil utile à leur prestige et à leur positionnement, il ne faut pas perdre de vue la finalité première du RSE, qui est d’apporter une véritable valeur ajoutée pour tous les collaborateurs. Le concept de « valeur ajoutée », toutefois, reste relativement vague et peut rendre perplexe, voire sceptique un certain nombre de chefs d’entreprises. C’est la raison pour laquelle le cabinet d’étude Useo, spécialisé notamment dans l’analyse du développement des réseaux sociaux appliqués au monde économique, propose de parler plutôt d’une « intelligence collective », dont l’émergence serait favorisée par la montée en puissance du RSE.

Le cabinet d’étude a pu distinguer quatre phases distinctes, correspond à quatre stades de développement et de maturité d’un réseau social. Ses conclusions sont particulièrement encourageantes quant à la viabilité des RSE.

Phase A : Collaboration

La naissance et les débuts d’un réseau social d’entreprise correspondent à une phase de développement encore précoce et inabouti, au cours de laquelle le réseau se borne à une logique de collaboration entre un nombre limité de membres. La valeur ajoutée est d’autant moins importante que les premiers membres du réseau appartiennent généralement à une seule et même communauté, ou du moins se connaissent déjà très bien. Les sollicitations du réseau et les occurrences qu’il contient sont par conséquent encore faibles, et l’effet réseau social est à peine perceptible.

Phases B et C : Capitalisation

La phase de capitalisation correspond à une période-clé dans l’existence du réseau social. Ce dernier atteint une maturité suffisante et propose un contenu suffisamment intéressant pour attirer de nouveaux utilisateurs un peu plus éloignés du groupe de fondateurs. La communauté des membres s’enrichit immédiatement de cet apport extérieur, et l’hétérogénéité des membres augmente le potentiel du RSE, en permettant la mise en relation de personnes qui n’auraient pas eu cette opportunité sans le réseau. Il s’agit d’une phase de croissance exponentielle, qui se nourrit de sa propre vitalité.

Phase D : Intelligence collective

Après avoir englobé tout le public cible, le RSE atteint un plateau de développement où il peut enfin déployer la plénitude de son potentiel. Les utilisateurs maîtrisent désormais l’outil dans ses moindres détails et y font appel de façon naturelle. La multiplicité des contributions (boîtes à idées, profils…) aboutit dans l’idéal à une véritable intelligence collective : des idées, des projets inattendus voient le jour grâce aux capacités cognitives dégagées par le réseau social.

La conclusion la plus intéressante est que ce schéma théorique peut s’appliquer aussi bien à des grandes structures qu’à des établissements de taille moyenne.